CINEMA : Une Déclaration

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12 mai 2020

Regarder PARIS QUI DORT (1925)

réalisé par René Clair


visionner le film (plateforme HENRI de la Cinémathèque): j'accède au film



Le gardien de la tour Eiffel découvre un beau matin que plus rien ne bouge dans Paris. À part lui, seul un petit groupe d'amis arrivés par avion dans la capitale a échappé au rayon paralysant d'un savant fou. Désormais, Paris leur appartient !

5 mai 2020

L'Art de L'Affiche
AFFICHE JAPONAISE DE « BELLADONNA DES TRISTESSES » D’EIICHI YAMAMOTO (1973)

Libre adaptation de La Sorcière de Jules Michelet (1862), Belladonna des tristesses constitue le troisième et dernier volet de la série des Animerama du studio Mushi Production. La trilogie, imaginée par Osamu Tezuka et réalisée par Eiichi Yamamoto entre 1969 et 1973, marque les débuts de l'érotisme dans l'animation japonaise.

Le plus abstrait et poétique des trois films, Belladonna, raconte comment une jeune paysanne, violée par son seigneur, vend son âme (et son corps) au diable. Devenue une sorcière omnipotente, Jeanne se réfugie dans une vallée où fleurit la belladone, poison hallucinogène, entraînant les villageois dans l'ivresse d'envoûtantes fêtes orgasmiques.

Graphiquement, le film qui alterne les techniques de dessins (aquarelle, gouache, collage, peinture sur rouleau), s'inspire de l'Art Nouveau et des œuvres de Klimt, Mucha ou Beardsley. Volutes, arabesques, chevelures ondulantes défilent au son d'une musique pop seventies à souhait.

L'affiche japonaise reprend les différents éléments du film dans la même veine psychédélique. Au milieu d'une explosion de fleurs multicolores, le corps blanc de Jeanne, rousse et lascive dans les bras de son époux retrouvé, contraste avec les villageois malades et miséreux qui l'entourent. Dans ce tourbillon aux couleurs printanières, l'imagerie de la sorcière n'apparaît pas, contrairement à l'affiche originale signée Fukai qui a choisi de mettre en avant le bûcher et, entre les flammes, la sorcière aux yeux maléfiques, tout de noir vêtue.

28 avril 2020

JUDEX

réalisé par Georges FRANJU

Judex est un film de 1963, qui rend hommage aux "feuilletons" fantastiques du temps du muet (films comme "Les Vampires" réalisés par Louis Feuillade). Car c'est quelque chose à bien comprendre, la "série" existait bien avant Netflix, déjà au cinéma, avant la télévision, on appelait ça un "feuilleton", en anglais un "serial".


Ici c'est la magie du cinéma des premiers temps que veut ressusciter Franju dans cet hommage à Feuillade auquel il dédie son film. Le générique, à la manière des films muets, préfigure le parti-pris de son Judex qui s'ouvre et se ferme à l'iris, ponctué de cartons-titres annonçant les rebondissements feuilletonesques.


(NB: la version ci dessous a des sous titres italiens, mais c'est la seule disponible en entier)

21 avril 2020

KUBRICK PAR KUBRICK


Un superbe documentaire inédit sur le maître Kubrick.

Je vais essayer de ne pas noyer ce site de mes obsessions (en l'occurrence, mon admiration sans bornes pour Stanley Kubrick). Mais l'occasion est trop belle. Un documentaire inédit sur ARTE célèbre le maître, grâce à Michel Ciment (l'incontournable pour parler de son cinéma), mais surtout on entend sa voix. En outre, le documentaire est très élégamment fait, il rend hommage par sa forme aux films de Kubrick. Un documentaire à ne pas rater, si vous avez vu les films de Kubrick.


REGARDER LE DOCUMENTAIRE

20 avril 2020

Je suis une légende (1964) [The Last Man on Earth]

Première adaptation cinématographique du roman de Richard Matheson "I am Legend" que vous connaissez en général avec l'adaptation mettant en scène Will Smith. (il y en a une autre avec Charlton Heston). Donc, vous connaissez cette ambiance de fin du monde, de maladies dégenerescentes, d'espoir (ou non) dans l'espèce humaine, d'isolement... (des thèmes parlants en cette période de confinement et de covid!)

Ici, la star est Vincent Price, une des figures emblématiques du cinéma d'épouvante des années 1950 et 1960. (qui a marqué nombre de générations, pour info, c'est sa voix que l'on entend dans le célèbre morceau de Michael Jackson "Thriller")

Ce film précis a été l'inspiration directe pour le réalisateur George Romero qui créa le "genre Zombie" avec son filml "La Nuit des Morts Vivants" (1968).

17 AVRIL 2020

MUSIQUE DE FILM : le cas Kubrick

Pour faire court, une des particularités du cinéma de Stanley Kubrick est d'avoir toujours préféré (si ce n'est au tout début de sa carrière) utiliser des morceaux de musique préexistant, sans avoir donc à demander la composition d'une musique dite "musique de film". La force du cinéma de Kubrick a souvent fait que la musique classique choisie finit par être associé au film. L'exemple de l'ouverture de 2001 avec  "Ainsi parlait Zarathoustra" de Richard Strauss

De Shining à 2001 l'Odyssée de l'espace, musique de films

Avec Alan Gilbert et Bertrand Chamayou

Un concert symphonique diffusé sur ARTE et disponible ici

14 AVRIL 2020

Citizen Kane (1941)
directed by Orson Welles

Pourquoi ce film? CITIZEN KANE est un film-somme (non qu'il vous endorme, bien que certaines personnes vous diront que si), au sens où 50 ans à peine après la naissance officielle du cinéma, une dizaine d'années seulement après les débuts du parlant (qui fonctionne enfin), il multiplie les innovations visuelles au service d'une narration sans faille.

Chaque plan, chaque mouvement de caméra, chaque éclairage, chaque angle, chaque élément du film est pensé.

Un génie de 25 ans (!) aux commandes de la mise en scène -Orson WELLES, mais aussi un vétéran du cinéma, Gregg TOLAND, responsable de la Photographie, c'est à dire de la lumière, et qui donne à ce film tout son effet visuel.

UPDATE: la vidéo du film en entier vient d'être supprimé. Désolé.

7 AVRIL 2020

Découvrir un grand réalisateur : 


TIM BURTON

Grâce à la mise en ligne par la CINEMATHEQUE FRANCAISE d'une masterclass du réalisateur.

accéder au site et à la  vidéo

2 AVRIL 2020

DEATHTRAP (1982) (Piège Mortel)

directed by Sidney Lumet

Il y avait à l'époque où j'étais jeune, à la télévision, lorsque nous n'avions que 3 chaînes et pas d'internet, donc pas d'autre moyen de faire autre chose pour s'occuper... à part lire, mais qui voulait lire? -comme nous culpabilisaient déjà les profs de français de ne pas le faire...il y avait donc le Cinéma Du Dimanche Soir.

Cette musique de Vladimir Cosma et cette animation visuelle désuète seront pour les plus vieux une madeleine de Proust qui les transportera jusqu'au canapé familial, quand le film d'alors ne commençait pas à 21h15 mais bien à 20h35;de sorte que les enfants, bien qu'ayant cours le lendemain, pouvaient, s'ils avaient des parents sympas ou inconscients, regarder pour les plus chanceux, le film en entier, et pour les plus sérieux, au moins les 2/3. A charge pour les chanceux de raconter devant la grille de l'école la fin du film aux plus sérieux.

Pourquoi évoquer le Cinéma Du Dimanche Soir?

Pourquoi pas en fait?

Mais la raison c'est que j'ai un film à vous conseiller (pas pour les plus jeunes, en dessous de 12 ans, passez votre chemin, mais bon, je dis ça, je sais bien ce que vous regardez, quel que soit l'écran, les jeux vidéo abondant de violence acceptée...)

Ce film est disponible sur les plateformes (la plupart sont devenues gratuites). 

C'est sans doute un des films que j'ai le plus regardé dans ma vie.

Un film de 1982 réalisé par un des plus grands réalisateurs américains, même si son nom apparaît peu dans les panthéons cinéphiliques, mais dont le "craftmanship" a valeur de génie, une sorte de "faiseur de films" (filmmaker) qui se refusait le sobriquet d'artiste.

Son nom: Sidney LUMET.

Le film en question : Piège Mortel ("Deathtrap")

Deux excellents acteurs: Michael CAINE (que les plus jeunes connaissent grâce à son rôle d'Alfred dans les Dark Knight de Christopher NOLAN) , un des plus grands acteurs britanniques, & Christopher REEVE, un acteur américain de grande qualité, dont les capacités dramatiques ont souvent été mises de côté à cause de son incarnation de Superman au cinéma.

Ce film est l'adaptation d'une pièce de théâtre.

Il utilise les codes du huis-clos (on sent l'enfermement...on s'étouffe à regarder...)

Il marche sur le suspens, sur le "twist", sur l'attente détournée...

Je ne vous en dis pas plus.

Pour garder le plaisir du premier visionnage, ne lisez rien sur google de ce film, ne cherchez pas les images, car ces dernières vous en diront déjà trop. (ci-dessous la première affiche française originale)

Bonne séance!

MRB

Stanley Kubrick & la musique :

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